Le regard espiègle d’un enfant caché derrière un rideau, une ombre furtive qui court dans les rues de Paris, une petite frimousse qui sourit aux anges…, depuis soixante-dix ans, cette photographe d’exception promène son regard sur le monde et capte des scènes de la vie quotidienne. Ici et ailleurs, elle traque la générosité des êtres, leur solitude parfois et la vérité dans toute chose. Dernière représentante de l’école humaniste incarnée par Robert Doisneau, Edouard Boubat, Willy Ronis ou Brassaï, Sabine Weiss (née en 1927 à Saint-Gingolph) occupe une place unique au sein de la photographie française. L’exposition de 25 clichés fait se succéder les multiples visages croisés au gré de ses soixante ans de voyages. Partons dans le Sud de la France, au Portugal, en Inde, en Grèce ou encore à Taïwan à travers le regard de cette artiste à la curiosité insatiable.

Lumière, geste, regard, mouvement, silence, repos, rigueur, détente, je voudrais tout incorporer dans cet instant pour que s’exprime, avec un minimum de moyens, l’essentiel de l’homme. Mes photos expriment un certain amour que j’ai pour la vie.

Sabine Weiss

Sabine Weiss est née à Saint-Gingolph (Suisse) le 23 juillet 1924. Initiée très jeune à la photographie, elle apprend le métier à Genève, au studio Boissonnas. Son diplôme en poche, elle ouvre en 1945 son propre atelier avant de partir définitivement pour Paris en 1946. Elle y devient l’assistante du photographe de mode Willy Maywald. En 1950, elle épouse le peintre américain Hugh Weiss et commence à exercer comme photographe indépendante. En 1952, le photographe Robert Doisneau lui propose de le rejoindre au sein de l’agence Rapho, agence qui gère aussi le travail de Willy Ronis ou Edouard Boubat. Sabine Weiss fréquente les milieux artistiques dont elle immortalise de nombreux visages (Stravinski, Casals, Britten, Dubuffet, Léger, Giacometti, Raushenberg,…). En 1955, Edward Steichen sélectionne trois de ses clichés pour l’exposition mythique Family of man, au MoMa de New York. Sabine Weiss effectue également de nombreux travaux de commande, naviguant entre mode, reportage et publicité. Ses recherches plus personnelles illustrent la condition humaine et rattachent son oeuvre au courant de la photographie humaniste. Ses images ont fait l’objet de nombreuses expositions à travers le monde. On les retrouve dans des collections prestigieuses : MoMa et Metropolitan Museum of Art de New York, Centre Georges Pompidou de Paris, Art Institute de Chicago, Museum of Modern Art de Kyoto,… Officier des Arts et des Lettres depuis 1999, Sabine Weiss a reçu en 2010 les insignes de Chevalier de l’ordre du Mérite.

Du 8 nov. 2018 au 12 janvier 2019

Fermeture de la Galerie pendant les fêtes
du 24 décembre au 2 janvier
Réouverture le 3 janvier à 13h30


Vernissage, rencontre avec Sabine Weiss le jeudi 22 novembre 2018
. 18h30, vernissage de l’exposition
. 19h30, signature
. 20h, projection du film Les 1001 vies de Sabine Weiss, de Jean-Baptiste Roumens dans la salle du Théâtre M. Novarina, suivie d’une rencontre avec Sabine Weiss et Jean-Baptiste Roumens
Entrée libre

Le livre L’oeil intime de Sabine Weiss est en vente à l’accueil billetterie du Théâtre M. Novarina

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