Le journal d’Édith

Dans ce roman glaçant de Patricia Highsmith, les classes moyennes et aisées américaines ont trouvé le couteau qui remue la plaie de leur vanité et la recouvre d’une couche de cendres… Tranchant.  

Édith tient le journal intime de sa vie. Durant 20 ans, elle s’y confie. Édith a une vie compliquée de femme américaine en ces années 50 où tout n’est que « American way of life ». Édith a un mari, un fils, une maison. Elle est heureuse. Elle écrit dans son journal le quotidien de sa vie de femme. Elle se veut engagée, se pense éclairée. Édith est seule toute la journée, avec un vieil oncle râleur et étouffant imposé par son mari. Mari qui part finalement avec plus jeune qu’elle, mais en laissant l’oncle râleur dont il faut s’occuper. Et leur fils est  » raté « . Mais Édith est heureuse, son journal le dit. Elle tient face au chaos, parce que dans son journal intime, masque de papier, tout continue d’aller bien. Une vie imaginaire qui répond à l’insupportable. Et si son journal dit que sa vie va, qui viendra lui dire le contraire ? 

Patricia Highsmith s’est ici surpassée dans la virtuosité qui est la sienne à autopsier les labyrinthes du psychisme humain. La mise en scène de Mathieu Bertholet se veut à cet endroit sur le fil d’une lame…

RÉSERVER
Mercredi 9 décembre à 19h
Genève. Le Poche

Texte : Patricia Highsmith
Traduction, adaptation, mise en scène :
Mathieu Bertholet

Interprétation : Angèle Colas, Jeanne De Mont, Fred Jacot-Guillarmod, Guillaume Miramond
Production POCHE /GVE. Coproduction Les Colporteurs avec le soutien du Conseil du Léman


1h30 | Accessible à partir de 14 ans


Tarif unique : 24 €
Spectacle / Transport / Collation compris. Départ du bus devant le Théâtre Maurice Novarina : 17h30.


Spectacle suivantLe Petit Chaperon rouge
Spectacle précédentPiano Forte

Vous aimerez aussi...