Après le magnifique Au but, présenté à Thonon la saison passée, Christophe Perton poursuit son interrogation de l’œuvre de Thomas Bernhard avec cette deuxième pièce qui porte, une nouvelle fois, un regard acerbe sur la société et sur le monde du théâtre. Le « comédien d’Etat » Bruscon, avec sa troupe familiale, fait étape à Utzbach avec La Roue de l’Histoire, comédie qu’il a lui-même écrite. Mais rien ne se passe comme prévu : une salle de danse poussiéreuse et humide dont il doit payer la location, une fête de village qui compromet la représentation, des contraintes de sécurité… et des interprètes qui ne sont pas dans leurs meilleures dispositions : l’épouse tousse sans arrêt, la fille est une dilettante et le fils un « antitalent ». Mais la comédie elle-même est-elle bonne ? Alors voilà que l’heure fatidique du lever de rideau sonne pour Bruscon comme l’Apocalypse. Mais la comédie mise en musique par Thomas Bernhard donne à ce chant du cygne des airs d’opérette qui font vaciller la métaphysique du malheur pour faire joyeusement résonner la voix des philosophes comiques. C’est au grand comédien André Marcon que Christophe Perton a confié le rôle du chef de file de cette famille de saltimbanques qui relève plus de la Strada que de la Comédie Française.


En création | Accessible à partir de 13 ans


Texte : Thomas Bernhard
Texte français de : Édith Darnaud © L’Arche Editeur
Scénographie : Christophe Perton, Barbara Creutz
Interprétation : André Marcon, Barbara Creutz, Jules Pélissier, Agathe L’Huillier, Eric Caruso, Manuela Beltran


Plein tarif : 29 € • – DE 18 ans : 20 €
réduit : 25 € (- de 25 ans, dem. d’emploi)
Abonnés : 10 spec. et + : 22 €
3 spec. et + : 25 € • réduit : 20 €


Immense pièce du XXe siècle que ce Faiseur de théâtre de l’Autrichien Thomas Bernhard ! Le Faiseur de théâtre se nomme Bruscon. Il est escorté de sa femme, de sa fille, de son fils. Ensemble, ils doivent donner la pièce La Roue de l’Histoire dans une petite bourgade perdue. Bruscon, c’est André Marcon, interprète formidable qui donne au personnage une grandeur héroïque, une splendeur bouffonne, une violence terrorisante, une candeur enfantine. (…) On rit, on a le coeur serré, on touche à la grandeur et au malheur d’être comédien. Un des plus beaux spectacles que l’on puisse voir.
Armelle Héliot, Le Figaro

Comment ne pas aimer ce théâtre qui devine, devance nos abîmes et nos troubles ? De pièce en pièce, Thomas Bernhard (1931-1989) le haïssait et le vénérait à la fois. Preuve en est ce jubilant Faiseur de théâtre. On y voit un comédien si obsédé par son art qu’il martyrise femme, fils et fille. Il vitupère, éructe, radote sur la médiocrité ambiante et sa soif de perfection artistique. (…) André Marcon porte magistralement ce verbe hystérique et visionnaire où le dégoût du monde épouse la rage de l’aimer quand même.
Fabienne Pascaud – Télérama

Dans une superbe scénographie crépusculaire, qui reproduit une salle de spectacle miteuse, André Marcon, dont la présence colossale et le jeu brut sont taillés pour l’univers du dramaturge autrichien, prend une dimension falstaffienne au fur et à mesure que sombre son destin.
Christophe Barbier – L’Express

Ce Faiseur est l’une des œuvres les plus réussies de l’auteur. Son héros, Bruscon, est une figure théâtrale intense et colorée qui incarne parfaitement la pensée de Bernhard, et à qui André Marcon donne vie avec un talent exceptionnel.
Philippe Tesson – Le Figaro Magazine

Création son : Emmanuel JESSUA
Création costumes : Barbara CREUTZ, assistée de Pauline WICKER
Collaboratrice artistique :Camille MELVIL
Régisseur général : Pablo SIMONET
Administratrice de production :Cendrine FORGEMONT

PRODUCTION : Scènes et Cités. Coproduction : Le Liberté, Toulon – La Maison des Arts du Léman Thonon-Evian-Publier – Exploitation Les Célestins, Lyon. Avec le soutien de l’ADAMI et de l’ENSATT. La compagnie Scènes et Cités est conventionnée par : Ministère de la Culture-DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, La région Auvergne Rhône-Alpes

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