Je poussais donc le temps avec l’épaule

Vouloir mettre en scène À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, c’est évidemment un pari un peu fou. De ce fleuve immense, le comédien Serge Maggiani n’en livre que quelques fragments. À la recherche des corps perdus, éperdus. Un temps pour des retrouvailles avec l’enfance, avec les premiers émois amoureux, avec le baiser attendu d’une mère, avec la recherche éperdue d’une grand-mère disparue…

Aux sons de violoncelles hésitants, c’est un voyage pour savoir que le temps perdu peut se retrouver intact. Charles Tordjman et Serge Maggiani nous invitent à rencontrer ou retrouver cette œuvre majeure de la littérature française. Le comédien glisse avec luminosité sur un jeu d’émotions et de sensations qui font de nous des rêveurs de leur propre vie.

« Entrer dans l’œuvre de Marcel Proust c’est faire un voyage d’une infinie délicatesse dans ce qui palpite sous nos paupières. Les textes choisis pour ce voyage viennent du début d’À la recherche du temps perdu. Un temps pour des retrouvailles avec l’enfance, avec les premiers émois amoureux, avec le baiser attendu d’une mère, avec la recherche éperdue d’une grand-mère disparue… Nous avons emprunté à Saint Simon ce titre étrange, Je poussais donc le temps avec l’épaule. C’est peut-être avec le corps qu’on peut pousser le temps… Pousser un temps présent difficile à vivre pour retrouver intact celui du passé. Un passé fait de peau et de sensualité… Au fond, c’est peut-être cela que nous cherchons, reconnaître la saveur et la douceur de notre propre peau, particulièrement de celle qui n’est plus, qui n’est plus là. » – Charles Tordjman, metteur en scène

Une révélation que ce spectacle si court et si intense. Je poussais donc le temps avec l’épaule…, avec ce titre, Proust avait le sens de la formule, pas seulement celui de la description méticuleuse de ses émotions. Mais il y a la façon de l’exprimer. Ni adulte, ni infantile, juste limpide, jamais parasitée par un effet d’acteur. Les six lignes de description s’enchaînent, on les saisit sans peine.

Paris Match

Vendredi 10 janvier à 20h30
Thonon . Théâtre M. Novarina


1h10 | Accessible à partir de 12 ans


D’après Marcel Proust À la recherche du temps perdu
Adaptation : Serge Maggiani et Charles Tordjman
Mise en scène : Charles Tordjman
Interprétation : Serge Maggiani


Plein tarif : 24 € • – DE 18 ans : 15 €
réduit : 20 € (- de 25 ans, dem. d’emploi)
Abonnés : 10 spec. et + : 17 €
3 spec. et + : 20 € • réduit : 15 €


Scénographie : Vincent Tordjman
Lumière : Christian Pinaud
Musique : Vicnet 
Avec la collaboration du Quatuor Stanislas
Costumes: Yohji Yamamoto
Conseillère artistique: Pauline Masson

Coproduction : Cie Fabbrica/ Sortie Ouest, domaine départemental de Beyssan, Béziers/Théâtre de la Ville Paris
Résidence de création : Conservatoire Jean-Baptiste Lully à Puteaux.

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