Libertà !

Créé par le chef de chœur Raphaël Pichon en 2006, Pygmalion naît de la réunion d’un chœur et d’un orchestre sur instruments anciens. Son répertoire se veut à l’image des filiations qui relient Bach à Mendelssohn, Schütz à Brahms, ou encore Rameau à Gluck et Berlioz. Un vaste répertoire allant du baroque aux premières années du romantisme naissant, jusqu’à la création contemporaine. L’ensemble vocal rassemble des chanteurs aux parcours et univers très différents, qui se produisent à la fois comme choristes et solistes.

Après la création de L’Enlèvement au Sérail en 1782, Mozart se plonge frénétiquement dans la recherche du bon livret, celui capable d’amener la musique en des lieux encore inexplorés, là où la théâtralité est rayonnante et où la psychologie complexe des personnages est autant un support narratif que musical. Entre 1782 et 1786, s’élabore alors un véritable laboratoire mozartien autour de la musique dramatique : ce sont autant d’airs de concerts destinés à s’inscrire dans certains opéras d’autres compositeurs, d’ébauches d’œuvres restées sans suite, d’exercices de style sur des formes strictes tels que le canon… Un laboratoire qui tient compte aussi de la vitalité artistique de l’époque. Trois œuvres à l’affiche des théâtres viennois remportent tous les succès publics et vont fortement influencer Mozart dans sa quête de fusion parfaite entre musique et théâtre. Par leurs trames narratives, leurs personnages et leurs atmosphères, on peut rétrospectivement les rapprocher des trois grands opéras de  Da Ponte/Mozart :

Il barbiere di Siviglia de Paisiello, qui représentera pour Mozart un véritable choc face à l’écriture légère et virevoltante de Beaumarchais et ouvrira l’idée des Nozze di Figaro, créé en 1786 ; Una Cosa Rara de Martin Y Soler, premier Don Giovanni de la période classique, dont Mozart utilisera certains thèmes dans son propre Don Juan, en 1787 ; La Scuola de’ Gelosi de Salieri, sur un livret de Da Ponte lui-même, qui semble contenir en germe le scénario du futur Cosi fan tutte, créé en 1789.

Toute cette matière musicale a été rassemblée pour former un grand « dramma giocoso », en trois actes. Chacun d’entre eux reprend en miniature un opéra de la trilogie Da Ponte/Mozart auquel s’ajoute, en clin d’œil, un extrait des œuvres à succès – citées ci-dessus. Ces scènes ne prétendent pas résumer l’une des intrigues de la trilogie Da Ponte/Mozart mais plutôt à faire entendre l’envers du décor, la recherche mozartienne et l’incroyable  maturation esthétique d’un génie au travail pour finalement rappeler, par leur esprit, les chefs d’œuvre à venir ! Viva la libertà !

PRESSE

D’emblée, on est frappé et séduit par l’énergie et le dynamisme des forces de Pygmalion, qui rendent la musique présente et vibrante, proche de l’auditeur : nulle préciosité, nul maniérisme, mais une volonté de faire surgir des notes un théâtre vivant.

Michel Parouty, Opéra Magazine

Dimanche 15 décembre à 17h
Évian . Grange au Lac

Raphaël Pichon : direction
Sabine Devieilhe
: soprano
Siobhan Stagg : soprano
Adèle Charvet : mezzo-soprano
Linard Vrielink : ténor
John Chest : baryton
Nahuel di Pierro : basse
Ensemble Pygmalion
6 solistes, 38 instrumentistes


Wolfgang Amadeus Mozart (1756 – 1791)
Ensembles extraits des opéras de Mozart : Lo sposo deluso, l’Oca del Cairo.

Airs de concert, canons et nocturnes


Durée 1h30 + entracte


TARIF 3CONSULTER LES TARIFS
Transport : réservation en ligne ou au 04 50 71 39 47. Départ du bus devant le Théâtre Maurice Novarina : 19h.